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70 % des organisations ne parviennent pas à innover en raison d’une mauvaise utilisation de leurs données

Trees and sustainability

Paris, le 28 juillet 2022 - Selon une enquête menée auprès de 100 cadres dirigeants de sociétés européennes, près de trois quarts (70 %) des entreprises ne parviendraient pas à profiter pleinement de la valeur de leurs données ce qui freinerait leur capacité à innover.

Si près du tiers (30 %) des dirigeants font de la réduction des coûts leur objectif stratégique numéro un, avec la récession qui s’annonce, la clé de l’innovation à court et long terme pourrait résider dans une meilleure utilisation des données. En effet, plus de la moitié (59 %) des personnes interrogées estiment que les organisations dont le décisionnel repose en premier lieu sur des données dérobent des parts de marché à leurs concurrentes. En outre, 58 % des répondants craignent de se voir distancés par la concurrence à défaut d’améliorer leur utilisation de leurs données. Tous ces éléments soulignent à quel point l’inaptitude des organisations sur le front de l’innovation peut affecter leur compétitivité.

Le risque de faillite est réel pour les entreprises incapables de transformer rapidement leurs idées en nouveaux produits, services et stratégies. Révélé pour la première fois au sein d’un rapport publié en 2018 par la Bayes Business School et VMware (Innover dans l’économie de l’exponentiel), le fossé entre innovation et exécution se creuse aujourd’hui sous le poids des difficultés rencontrées par les organisations dans la gestion de leurs données.

Selon les dirigeants interrogés, 4 des 7 principaux objectifs stratégiques de leur entreprise pour les deux prochaines années nécessitent de bénéficier de données suffisamment précises, pertinentes et rapidement accessibles pour pouvoir prendre des décisions mieux éclairées dans une variété de domaines — de la compréhension et la productivité du personnel à l’amélioration de l’expérience client. De plus, 52 % des répondants incitent leurs équipes à innover davantage, et à trouver de nouvelles façons d’introduire des produits, services et stratégies sur le marché. 

« La plupart des entreprises sont loin d’être à court de bonnes idées. Malheureusement, en dépit des progrès effectués dans la mise en application de ces idées, le problème de fond persiste en raison d’un manque de capacités et de compétences numériques, d’infrastructures trop rigides, et d’une variété de contraintes et de risques liés aux problématiques de souveraineté des données et de conformité », déclare le professeur Feng Li, directeur de la gestion des informations à la Bayes Business School (City, University of London). Ce dernier a rédigé la préface du nouveau rapport Innovation-Execution publié par VMware à la suite de la première édition publiée en 2018. « Il est intéressant de constater que les volumes excessifs de données et les difficultés à accéder aux informations adéquates sont les principaux obstacles évoqués. En outre, les technologies utilisées par de nombreuses organisations les empêchent de mettre davantage l’accent sur leurs données, et donc de saisir certaines opportunités stratégiques. »

L’exploitation des données : obstacle à l’innovation ?

Parmi les difficultés évoquées par les dirigeants figurent les volumes excessifs de données (83 % des répondants) ; l’accès aux données adéquates (74 %) ; et les contraintes technologiques (60 %). La souveraineté des données (qui prône un stockage ou une collecte d’informations conformes aux législations en matière de confidentialité et aux structures de gouvernance d’un État, d’un secteur d’activité ou d’une organisation) est également une problématique majeure. Enfin, les directives nationales (76 %) et sectorielles (67 %) sont ainsi mentionnées comme des obstacles importants à l’exploitation du potentiel des données.

« L’innovation ne doit pas être mise sur pause, surtout en période de récession », déclare Joe Baguley, vice-président et directeur technique de VMware pour l’EMEA. « Elle fait partie de l’ADN de l’entreprise, il faut du temps, la culture adéquate, et des processus et technologies adaptés afin de la stimuler et de s’assurer de sa réussite. Bien plus qu’un bonus, elle permet de se démarquer de la concurrence, de séduire et de fidéliser des employés, et de créer de la valeur pour tout le monde. Qu’elle soit globale ou qu’elle ait pour objectifs la réduction des coûts et l’optimisation des processus, toute transformation nécessite une infrastructure numérique capable de soutenir la prise de décisions éclairées. C’est le rôle des données. Les dirigeants capables de mieux s’en servir pour prendre de meilleures décisions et d’augmenter le taux de datalphabétisation de leurs effectifs pourront relever différents défis (y compris les problèmes de souveraineté des données). En outre, leurs investissements dans l’innovation leur permettront de se démarquer concrètement de la concurrence. »

Allier innovation et exécution

64% des entreprises utilisant l’IA et le machine learning ont réussi à passer au stade supérieur en matière d’innovation et ce grâce à une utilisation efficace de leurs données et à un appui sur leurs ressources humaines, leurs processus et leurs technologies.

« Les organisations trouvant la bonne formule au bon moment renforceront leur présence et gagneront des parts de marchés », explique un directeur médical d’un établissement suisse de santé interrogé dans le cadre de l’enquête. « Elles seront alors avantagées et en avance par rapport à leurs concurrentes. Surtout, elles pourront améliorer la qualité de leurs données et les gérer conformément aux exigences de confidentialité, ce qui aura un impact positif sur leur réputation et leurs chiffres d’affaires. En d’autres termes, en respectant toutes les normes réglementaires établies par les autorités compétentes, les entreprises seront en mesure d’innover et de prendre l’ascendant sur la concurrence grâce aux données à leur disposition. »

Le rapport complet est disponible ici.

Méthodologie : Le cabinet Coleman Parkes a été mandaté par VMware pour interroger 100 cadres dirigeants dotés de profils autres que techniques, et issus de sociétés du Top 2000 de Forbes au Royaume-Uni, dans les pays nordiques, en France, au Bénélux, en Italie, en Allemagne et en Espagne. Les travaux de recherche ont été réalisés entre mai et juin 2022.